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33 postières matelots sur Le Belem pour une course en haute mer

événement

Retour à bon port le 28 juillet pour les 33 postières qui ont participé à une étape de la Tall Ships Race, une course internationale par étape qui réunit chaque été les plus beaux voiliers du XIXe et XXe siècles. De Lisbonne à Cadix, elles ont vécu la vie de matelot à bord d’un trois-mâts légendaire : Le Belem.

À la conquête de la mer

25 juillet : Le Belem largue les amarres à Lisbonne et s’engage dans la 2e étape de la Tall Ships Race, la course de vieux gréements qui le mènera jusqu’à Cadix, où il franchit la ligne d’arrivée le 28 juillet à 6h09. Sur le voilier, un équipage pas comme les autres puisque les 16 marins professionnels du trois-mâts sont accompagnés de 33 postières, mousses stagiaires engagées dans cette aventure maritime hors-du-commun.

Après la conquête du désert lors du Rallye des Gazelles, les postières se lancent donc dans un défi sportif et humain sur les flots. Elles étaient 442 postulantes au printemps 2016, toutes en lice pour porter les couleurs de La Poste lors de la compétition. Les candidates ont suivi un véritable processus de sélection permettant d’évaluer leurs motivations, leurs aptitudes physiques et leurs capacités d’adaptation à la vie en haute mer. À l’issue des épreuves éliminatoires, l’équipage La Poste était constitué et prêt à embarquer. Et pas sur n’importe quel bateau ! 

Le Belem au départ de Lisbonne le 25 juillet 2016

Le Belem, le plus ancien trois-mâts d’Europe en état de navigation, mesure 58 mètres de long pour 8,80 mètres de large (au maximum). Son grand mât culmine à 34 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le voilier est équipé de 22 voiles, de 250 poulies et de 4 kilomètres en cordage. Par mer belle, il peut filer à une vitesse maximale de 12 nœuds, soit environ 22 km/h.

« La magie du bateau opère »

Dès l’embarquement, les stagiaires ont droit à un cours sur les termes marins et le rôle des différentes voiles. Et très vite, elles participent à la vie du navire, sous l’œil bienveillant des marins professionnels qui leur apprennent les ficelles du métier. L’enthousiasme gagne rapidement les postières mousses, qui ne tardent pas à s’accorder malgré la difficulté des premières manœuvres. Nous courons partout en tentant de suivre les ordres, nous avons du mal à nous coordonner. Puis, comme dans une grande entreprise, la magie du bateau opère. Peu à peu, nous apprenons les uns des autres, coordonnons nos actions et fonctionnons à l'unisson avec nos instructeurs aux commandes. Et nous réussissons tellement bien que le bateau prend plus de vitesse que prévu ! Ça y est, nous sommes en régate, a noté une postière dans le carnet de bord le jour du départ.

Les postières mousses en plein atelier mâture

Les voilà donc parties pour une course unique au large des côtes portugaises et espagnoles. Selon les roulements de service, les postières assurent des quarts de nuits*, certaines sont affectées au poste de propreté tandis que d’autres entreprennent la montée du cacatois, la voile la plus haute du mat. Elles enchaînent ainsi pendant toute l’étape de la compétition, manœuvres, moments de convivialité et récupération. Des activités qui favorisent l’apprentissage de la vie de marin, la solidarité entre les mousses et l’intégration au sein de l’équipage. Comme lorsque le capitaine réunit tous ses matelots pour leur conter l’histoire du Belem. Nous en ressortons enchantés et fiers de faire partie de l’histoire de notre navire centenaire, souligne l’une des postières.   

* L’équipage est divisé en trois équipes, appelées tiers, qui assurent des services de quatre heures : les quarts. 

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